Jeudi 31 Mars, nous sommes enfin en possession de nos visas pour l’Azerbaidjän et l’Ouzbékistan !
C’est parti, les sacs sont sanglés sur les motos et c’est sous la pluie que nous quittons Bichkek pour rejoindre la frontière Ouzbek située à 500kms.
Ca commence à grimper très vite, la température quant à elle chute. Pas de problème de respiration, mais ce sont nos deux engins qui ressentent les premiers symptômes d’altitude.
Nous atteignons le premier col Tôô-Asuu à 3586m d’altitude, les paysages sont splendides, la neige est partout mais la route est bien dégagée.
La nuit commence à tomber, nous redescendons tranquillement et entamons une grande ligne droite au beau milieu des montagnes enneigés. Nous avons l’impression d’être sur une autre planète !
Des flocons commencent à tomber et le froid se fait de plus en plus ressentir. C’est dans le tout petit village d’Otmok que nous trouvons refuge dans une bâtisse avec quelques lits ou les routiers font escale pour la nuit.
Nous nous réveillons le lendemain matin avec dix centimètres de neige sur les motos. L’axe semble être dégagé mais nous avons un deuxième col à passer à 3184m d’altitude…

DSC01166            Vue route montage BSK-OSH

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La route ne sait plus vraiment ce qu’elle veut, elle monte et descend en permanence pendant des kilomètres. On accélère comme des ânes dans les descentes et on se fait sécher en peu de temps dans les montées, passant de 70 à 20 Km/h sur dix mètres.
Nous arrivons à hauteur de la frontière Ouzbek en fin d’après midi et décidons de rester ici pour passer la nuit. Une famille nous accueille chaleureusement et nous invite à planter la tente dans leur jardin.
Chaque arrêt est prétexte à une rencontre, chaque rencontre à une photo et chaque photo à de beaux sourires.

DSC01191            villageois route Bishkek-Osh

C’est à 6h30 le lendemain matin que nous nous réveillons pour passer la frontière. On nous a prévenu que ca pouvait prendre des heures pour la traverser. Côté Kirghiz, aucun problème. Un tampon de sortie de territoire dans le passeport et nous voila dans le no man’s land ou nous roulons 1km pour rejoindre le poste Ouzbek.
Une grande grille se dresse devant nous et une dizaine de militaires arrivent. On nous ouvre les portes. Passeport et tout un tas de paperasse de douane à remplir pour nos motos. Les sacs nous sont demandés à être fouillés. Un policier demande à contrôler le contenu de nos appareils photos et caméras. Ils sont à la recherche de drogue, de médicament contenant de la codéine ou de pornographie.
Après 3 heures d’attente, nous voici sur le sol Ouzbek !

Les ouzbeks, hospitaliers, nous le prouvent rapidement dés le premier soir avec cette famille…
Il est environ 18h, dans un petit village sur le bord de la route ou nous souhaitons faire halte pour la nuit.
Quelques échanges gestuels, des regards, puis des signes voulant dire « viens dormir chez moi ». Nous voila hébergé pour la nuit.
La communication est difficile mais nous passons une soirée extraordinaire. Nous avons du mal à repartir le lendemain matin.
Nous sommes invités par tous à partager un thé ou un repas. Cela promet pour la suite de notre traversée en Ouzbékistan !

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Actuellement à Tashkent, la capitale, nous réaliserons notre 4ème enregistrement dans un orphelinat.

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