India On Bullet

Un voyage musical sur la Route de la Soie

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Fête nationale de Norouz !

Notre visa pour le Turkménistan nous a été refusés une deuxième fois sans raison. Lorsque l’on s’adresse à l’ambassade et qu’on leur demande « pourquoi avons nous été refusé ? », c’est une réponse sèche « Nous ne pouvons pas vous dire et nous n’avons pas à justifier quoi que ce soit ! ». Le Turkménistan est un pays fermé et c’est vraiment l’enfer pour pouvoir le traverser.  Nous avons appris que 25 à 50% des demandes sont généralement refusées.
Il faut alors se rabattre sur un autre plan. Depuis l’Ouzbékistan, nous rejoindrons la mer Caspienne à hauteur d’Akau (Kazakhstan) afin de prendre le ferry en direction de l’Azerbaïdjan.

Toujours dans la capitale du Kirghizistan, nous attendons alors nos visas Azeri.

Le 21 mars, c’est le jour de l’équinoxe de printemps. Au Kirghizistan et comme dans toutes les ex-républiques soviétiques, c’est la fête de Norouz. A Bishkek, tout se déroule à l’hippodrome national le matin et sur la célèbre place Ala-Too l’après midi. Nous étions donc invités par notre amie Kirghiz, Sedep, à assister aux fameuses traditions équestres.
Des milliers de Kirghiz sont rassemblés autour du circuit pour admirer les courses de chevaux, la chasse à l’aigle, la course au tir à l’arc ou encore le jeux qui nous a le plus marqué : le bouzkachi !
Grossomodo, c’est un sport collectif à cheval ou deux équipes de cavaliers s’affrontent sur un terrain marqué à chaque extrémité par un but.
On s’attendait au début à une sorte de match de polo…
L’originalité  c’est que le ballon est une chèvre qui vient juste d’être égorgée et décapitée !
Le but consiste donc à s’emparer de la carcasse depuis son cheval jusqu’au but pour y jeter l’étrange ballon. C’est assez délirant à voir !
Inutile de dire que le public est quasi exclusivement masculin !

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Voila un petit résumé de notre expérience Norouz sur le sol Kirghiz. Dans quelques jours, c’est direction l’Ouzbékistan !

Premiers pas en Asie Centrale

Après 3h30 de vol, nous voilà bien arrivés sur le sol Kirghiz !

Repérons-nous avant de partir sillonner les routes et les pistes de ce pays montagneux.
Situé au coeur de l’Asie centrale entre la Chine, L’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Tadjikistan, la république du Kirghizistan est un pays peuplé à l’origine par des populations nomades et on y compte aujourd’hui 5,8 millions d’habitants.

C’est une ancienne république de l’URSS qui a obtenu son indépendance en 1991. Les habitants s’appellent les Kirghizes. On y parle deux langues qui sont le Kirghiz et le Russe. La religion prédominante est l’islam sunnite. Le SOM est la monnaie, 1€=76soms.

Aussitôt sortis de l’aéroport, nous découvrons la capitale Bichkek. Nicolas, un expatrié Québecois nous y hébergera pour notre première semaine.
INCROYABLE ! Pas un chien errant dans la rue, ni un klaxon de voiture ne peut être entendu. Pas de poussière dans les yeux, pas de poubelles sur les trottoirs, pas de cris de chai wallah vendant leur breuvage…
C’est un choc assez extrême, la sensation d’avoir traversé deux mondes. L’Inde et le Népal sont bien loin derrière nous mais de nouvelles aventures nous attendent.

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Samedi 5 Mars, nous intervenons au sein de l’Alliance Française de Bichkek auprès d’étudiants en langue francophone. Un atelier d’échanges et de discussions est organisé afin de présenter notre projet. C’est la journée nationale du chapeau blanc ( appelé Al Kapak ). Nous nous retrouvons donc avec la population sur la grande place Ala-Too située au coeur de la ville pour fêter l’évènement. Tous les hommes Kirghiz sont invités à porter la coiffe nationale.

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Puis direction Orlovka, petite ville rurale située à une centaine de kilomètres de la capitale. Les 35 enfants de l’orphelinat Nurmeaisa nous accueillent chaleureusement. C’est donc au pied de magnifiques montagnes que nous les enregistrons accompagnés d’un accordéoniste et d’une joueuse de komuz ( instrument traditionnel d’Asie centrale à 3 cordes ). Ils nous interprètent un chant Kirghiz intitulé « Ak Guldo » signifiant « fleur blanche » en français. Moment de partage inoubliable durant ces deux jours à leur côté et durant lesquels nous découvrons la nourriture. Les Kirghiz se nourrissent 4 fois par jour. Petit déjeuner le matin, repas à midi et 18h puis pour finir repas à 22H.  photo groupe enregistrement - copie

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De retour à Bichkek, objectif : récupérer nos Royal Enfield… Aibek, colocataire de notre hôte Nicolas, nous accompagne pour faciliter les échanges. L’anglais est peu parlé dans les administrations Kirghiz.

A l’aéroport, nous nous dirigeons dans un premier temps au comptoir Turkish Airlines. L’hôtesse nous confirme bien que nos motos sont là. Ouf !
Elle nous dirige vers le bâtiment où nos bien aimées nous attendent. Alors que nous sommes « trimbalés » de bureaux en bureaux, le douanier précise à notre ami Aibek qu’il nous faudra nous acquitter de plusieurs billets s’il on souhaite les récupérer. Nous refusons et expliquons notre projet en détail. Ce n’est que 8h plus tard que nous chevauchons nos 2 roues et 250 dollars à payer pour des frais de stockage de matières dangereuses… La corruption est bien présente !

Tout s’enchaine très vite et c’est dans un restaurant indien de Bichkek que nous sommes interviewés pour une émission d’une chaine de télévision nationale Kirghiz. Le podcast devrait donc sortir au mois d’avril.

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Actuellement, nous sommes dans l’attente d’un retour de validation pour notre visa Turkmène qui nous a été refusé sans raison à New Delhi lorsque nous étions au Népal. Nous avons retenté notre chance ici à Bichkek et devrions avoir un retour demain. On croise les doigts !
Nous sommes impatients de quitter la capitale et de partir découvrir ce pays de lacs, de steppes et de montagnes !

Bon dimanche !

Mathieu & Sylvain

 

Retour en image sur notre enregistrement au Nepal !

Nous nous envolons jeudi pour le Kirghizistan !

A bientôt pour de prochaines nouvelles !

Bon visionnage !

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Second enregistrement de l’album

Dimanche 14 Février, c’est en bus que nous quittons Kathmandu pour rejoindre le village de Katari situé à l’Est de la vallée d’Udayapur.

Découragement, c’est finalement treize heures de route qui nous attendent. Nos bagages sont sereinement balancés sur le toit et voyageront ainsi le nez au vent et à la poussière. Avions-nous pensé que le « chemin » de 270kms était une épreuve de rallye pour bus… En pleine route de montagne, nous nous soucions plus d’une chose : notre survie. Le principe de conduite est simple. Ne jamais ralentir, peu importe les raisons : manque de visibilité dans un virage, ravin, troupeau de vaches sur la route… Un peu comme dans un jeu vidéo où il faut marquer le plus de points possibles en doublant le maximum de véhicules. Bref, c’est une longue nuit interminable que nous passons sans y fermer un oeil.

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Nous arrivons au village à cinq heures du matin et sommes accueillis par Saroj, personne référente pour l’organisation de notre enregistrement. Nous partons ensemble dans la matinée à la visite du village et faisons escale dans une grande cérémonie spirituelle où nous comprenons que nous étions finalement attendus.

Nous sommes invités à monter sur la scène. Le gourou de l’évènement prend le microphone et explique à son public notre projet et notre venue ici.

Nous nous sentons tout petit devant ce monde et c’est une ovation incroyable que l’on nous offre à ce moment là. Nous avons droit à la pose du Tika sur le front, marque représentant le troisième oeil dans l’hindouisme. Quand il n’est pas tout simplement une marque censée porter bonheur, apposée au cours d’une cérémonie religieuse ou en guise de bienvenue, il indique l’appartenance à un groupe religieux pour un homme ou la situation maritale pour une femme.

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Nous partons ensuite pour la petite structure « Katari Music Program » où nous rencontrons les enfants que nous enregistrerons le lendemain. Nous assistons tout l’après midi aux dernières répétitions.
Cette structure compte aujourd’hui une quinzaine d’élèves seulement et a été fondée par la fondation américaine Playing For Change dans le but d’apporter une contribution à la communauté en initiant un programme de musique. Des cours de chants, de madal et d’harmonium y sont enseignés.

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Mardi 16 Février, c’est le jour de l’enregistrement. Organisation à l’indienne ou népalaise, pas de secret c’est à peu près la même. Après plusieurs heures d’attente afin de rassembler tout le monde, nous partons enfin nous installer chez un villageois, nous avions craqué pour le charme de l’endroit le matin.
Le groupe est composé de dix personnes : huit enfants au chant, un joueur de madal ainsi que Saroj le professeur à l’harmonium.

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Mercredi et dernier jour sur place, les enfants nous invitent à leur rendre visite dans leur école de cours académique. Nous faisons le tour des classes afin d’expliquer encore une fois notre intervention dans le village. Séance photo et dédicace pour tous le monde, et même pour les profs !
Nous avons d’ailleurs profité de ce beau moment de partage pour faire dédicacer les vingt cinq premières cartes postales destinées à nos contributeurs.

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Nous écrivons aujourd’hui de Pokhara situé à l’ouest du pays où nous passons nos journées les mains dans le cambouis. Matt et sa super équipe de l’agence de voyage à moto Hearts&Tears nous offrent trois jours intenses de formation mécanique avant de nous envoler pour le Kirghizistan.

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What to do Katmandou !

Nous voilà arrivés à Katmandou, après un an et demi en Inde. Petit pincement au coeur, mais l’adrénaline de notre projet fait largement la balance ! C’est aussi un soulagement de quitter la folie de New-Delhi…

Les visas de l’Iran, de l’Ouzbékistan et du Turkménistan sont en poche, les motos sont prêtes à prendre l’avion, et nous avons récupéré nos équipements et pièces détachées par notre sponsor Royal Enfield.

Rendez-vous lundi dans le village de Kateri à l’est du pays pour le second enregistrement de l’album. Nous aurons l’honneur d’enregistrer dans un institut supporté par Playing For Change Foundation. Le seul hic dans l’histoire, c’est qu’il y a neuf heures de bus pour s’y rendre, et dans la montagne… Nous rejoindrons ensuite Pokhara à l’ouest de Katmandou où Heart & Tears, une agence de voyage proposant des « road trip » en Royal Enfield, nous offre trois jours pour se former à la mécanique. Après ce stage on devrait être prêt à tout caprice de nos belles !

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Le visa pour l’Iran, toute une affaire !

Avec enthousiasme, et après un petit chai au pied de l’hotel avec notre ami Gulby rencontré dans le train,  nous nous rendons, en ce vendredi 28 janvier, à l’ambassade iranienne afin d’obtenir notre visa.

La fraicheur de Delhi au mois de janvier n’est pas négligeable, plusieurs épaisseurs sur le dos et une écharpe. Le tuk-tuk nous laisse au pied de cette ambassade dans laquelle nous entrons plutôt facilement. A l’intérieur, on ne peut pas se planter, c’est l’ambassade d’un pays islamique.

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Nous discutons rapidement avec un indien qui accompagne son ami Irakien, qui lui ne parle pas anglais. L’agent arrive et nous explique rapidement qu’il nous faut maintenant passer à la deuxième étape. Aller sur un certain site internet, remplir le formulaire de candidature, imprimer et revenir. Nous avions débuté la procédure dix jours avant. L’Iran demande aux personnes souhaitant obtenir un visa touristique, de commander un numéro de dossier pour 35$ à une agence de voyage, afin de pouvoir se rendre à l’ambassade. Nous pensions que c’était tout, mais ça sent les complications…

Nous sommes dans le quartier des ambassades. Il n’y a rien autour, à part des ambassades. Nous arrêtons un tuk-tuk afin qu’il nous amène au marché le plus proche, le marché Bengali. Bredouille. Pas une seule boutique pour imprimer ou accéder à internet, c’est donc parti pour rejoindre Connaught Place, en plein centre de la capitale. Sachant qu’il est environ dix heures du matin, et que les magasins n’ouvrent pas avant onze heures, nous sommes chanceux d’y trouver une petite échoppe ouverte. Juste à côté, les « lèves-tard » de la rue finissent leur nuit sur le trottoir à côté d’un petit enfant d’environ quatre ans souffrant visiblement d’une diarrhée. Le commerçant a une imprimante, et dans ma poche j’ai une clé 3G. Une heure après, affaire réglée, nous retournons avec notre même tuktuk, à l’ambassade Iranienne, livrons notre dossier puis patientons. Quelques minutes plus tard, l’agent nous demande de passer à la troisième étape. Nous ne nous imaginions pas qu’il y en aurait autant… L’objectif est maintenant d’aller faire des empruntes de doigts à Patiala House Court, et de revenir avec lundi matin. Sérieusement ? Oui. Nous voici à la chasse au trésor taille géante. Avions-nous oublié que nous étions en Inde ? Peut-être… De nouveau dans la rue, à faire des signes aux rickshaw, négocier le prix, et faire deux trois blagues au chauffeur.

Patiala House Court, est voisine de la cour suprême de New-Delhi. Durant la demi-heure de marche nécessaire pour s’y rendre, nous y croisons de nombreux avocats, juges, habillés de leur tenue professionnelle. Ici, cela a l’air sérieux. Rêve qui s’échappe en poussière dès que nous rencontrons un premier homme, un avocat dans son mini bureau parmi tant d’autres petits box de bois. Chaque box a son numéro. Ici sont rassemblés de nombreux avocats, juges où encore de notaires. Ce premier nous annonce donc la possibilité de faire ces empruntes, pour un prix de deux-milles roupies par personne !

« Sorry ? » répondis-je d’emblée.

  • Two thousand roupies per person sir ! répète-t-il.

Bouche bée, nous ne savons pas quoi dire, nous ne comprenons pas. Nous appelons l’agent de l’ambassade pour qu’ils voient ensemble. Malheureusement il n’a pas l’air plus intéressé que ça de nous venir en aide.

« S’il vous plait cher Monsieur, nous avons juste besoin de faire quelques empruntes de doigts pour notre visa Iranien, rien de plus ! Nous ne pensions pas que ceci serait aussi onéreux.

– Ok Sir, pour vous je vous les fait à 1500 roupies par personne.

Où somme nous? Au milieu d’une cour, entourés de juristes indiens, occidentalisés et riches, tous portant des costumes cintrés faits sur-mesure par leur tailleur favori. Nous pensions être entre de bonnes mains, la facilité et l’efficacité. Non, nous sommes en Inde, et même dans ce genre de lieu l’histoire peut tourner comme dans le Main Bazar du quartier Paharganj. Nous nous renseignons auprès de quatre agents, les prix varient entre mille et trois milles cinq cent roupies par personne. On a bel et bien expliqué notre projet, son but, et son budget, rien à faire, ils veulent pomper notre fric. Un homme travaillant dans le coin nous conseille d’aller dans un commissariat, ce devrait être gratuit. Dans un pays corrompu comme celui-ci, ne rêvons pas trop, ils ne sont pas à l’abri de nous demander un backshish.

Le jour suivant, nous partons alors faire notre visite au commissariat du quartier Karol Bagh. Les commissariats indiens ne sont pas très fashion, ils sont plutôt glauques. Nous entrons dans ce grand hall, la lumière se compose d’un blanc sale et d’un vert terne. Deux officiers, un homme et une femme, sont assis derrière leur bureau en formica, lisant le journal.

« Bonjour! »

  •  Oui quoi ?
  • Nous souhaiterions faire des empruntes de doigts nécessaires à notre demande de visa iranien.
  • Hein ?
  • Nous aurions besoin de faire des empruntes de doigts afin d’obtenir notre visa pour l’Iran. L’ambassade nous dirige vers vous.
  • Hein ?

Apparemment ces deux officiers ont un niveau anglais assez restreint… Essayons avec la méthode « toi manger banane ».

  • Empruntes de doigts, ici, possible ?
  • Empruntes de doigts ? Non ! Pas le droit, pas le droit !
  • Vraiment ?
  • Visa indien pas ici, pas ici !
  • Non, non, nous souhaiterions juste faire des empruntes de doigts. Le visa de l’IRAN pas de l’INDE. Seulement une feuille de papier, nos empruntes et la signature d’un officier.
  • Vous de quel pays venir ?
  • France
  • Non non, visa Inde pas possible ici.

C’est de la perte de temps… Quittons ce lieu et allons faire des recherches.

La colocataire de notre hôte se propose d’appeler différents commissariats. Parlant Hindi, cela facilite la communication. Une dizaine d’appels, aucun n’est positif.

C’est après quelques heures à surfer sur internet que nous trouvons la clé. Nous sommes tombés sur ce couple de français qui se sont retrouvés dans le même pétrin, et mentionnent le contact de celui qui les a sauvés.

DSC00035Mr Sudhir Mittal, notaire gouvernemental, un homme de moyenne taille, un peu trapu, une paire de lunettes rectangulaires, une dent de travers, et un sens de l’humour incroyable, ce que l’on aime chez les indiens. C’est avec plaisir qu’il prend en compte notre demande.

On est loin de ce business malsain de Patiala House Court.

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Nous lui racontons notre histoire avec les agents précédents, il en pleure de rire.
« Ah ah ah ah Sir ! I am your god neihy ?! »

Nous ressortons de ce petit office une demi-heure après notre entrée, à l’arrière de Connaught Place, avec nos empruntes de doigts à la main pour quatre cents roupies chacun !

Retour à l’ambassade, le sourire aux lèvres.

« Bonjour Monsieur, voici nos empruntes de doigts » lui annonce t-on avec fierté.

  • Il manque vos deux mains entières messieurs.
  • Pardon ? Mais vous ne nous aviez seulement demandé les doigts ?

Cet homme a le sang chaud, il ne faut pas l’embêter. Il nous remet rapidement en place et nous renvoie chez le notaire.

Trois jours sont passés ensuite. Nous appelions l’ambassade tous les matins pour savoir s’ils avaient reçu notre numéro de référence qu’ils prétendaient à chaque fois ne pas avoir reçu. Fini cette histoire, rendons-nous à l’ambassade. Quelle surprise, une fois sur place, le numéro est arrivé, comme par magie.

On ne cherche pas à comprendre, ce qui est important c’est qu’aujourd’hui, le visa de trente jours est collé dans notre passeport.

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Modification de l’itinéraire

Suite au séisme intervenu au Népal en avril 2015, le poste frontière de Zhangmu reliant Katmandou et Lhassa (Tibet) a fermé. Les agences s’attendaient à l’annonce d’une date de réouverture depuis plusieurs mois déjà. Cependant, le gouvernement chinois est resté silencieux.

Les agences sont maintenant très pessimistes à l’idée d’une réouverture du poste pour cette saison. Ce tremblement de terre est l’opportunité pour la Chine de freiner encore plus l’accès au Tibet pour les étrangers.

Il n’y a donc aujourd’hui, aucun moyen d’entrer au Tibet par la route.

Nous avons dû réfléchir à un plan B, celui d’exporter nos motos au Kirghizistan depuis New-Delhi. Pendant qu’elles voyageront en direction de Bishkek, nous partirons avec nos sacs sur le dos pour un enregistrement au Népal. Début mars, nous retrouverons enfin nos « biens-aimées » !

Voici une petite carte afin d’y voir plus clair !

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Premier enregistrement de l’album

Mercredi 18 Décembre au matin, nous avons pris la route en direction du Karnataka, à 200kms d’où nous logeons actuellement dans le sud de Goa.
Nous sommes allés à la rencontre des enfants de la structure appelée Kalkeri Sangeet Vidyalaya. Elle est située tout près de la ville de Dharwad au nord de l’Etat du Karnataka en Inde du Sud.

 

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Cette structure compte aujourd’hui plus de 250 enfants âgés de 6 à 25 ans issus de milieux socialement et économiquement marginalisés. Elle leur permet d’accéder gratuitement à une éducation et de se réaliser à travers l’apprentissage et la pratique des arts traditionnels indiens tels la musique, la danse, etc…
L’objectif est de les amener à un niveau académique adéquat pour que, s’ils le désirent, ils puissent poursuivre leurs études.
Les enfants sont ici, nourris, logés et reçoivent des soins de santé.

 

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Nous sommes arrivés dans la matinée et nous avons été accueillis chaleureusement par toute l’équipe.
C’est donc ici que nous y avons fait notre premier enregistrement. Les enfants nous ont fait frissonner durant deux heures en nous interprétant un morceau traditionnel hindoustani.
Le groupe était composé de neuf personnes dont un joueur de tablas, de tempura, d’harmonium accompagnés de six vocalistes.

 

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Nous avons passé une merveilleuse journée avec les enfants, les bénévoles et les fondateurs que nous avons rencontrés. Un grand merci à eux d’avoir pris part au projet.
Nous admirons le travail qu’ils réalisent maintenant depuis plusieurs années afin de maintenir ce centre en constante évolution. Nous avons pu constater à quel point faire fonctionner l’école avec si peu de moyens financiers  est un exercice laborieux et exigeant. Garder la confiance des locaux n’est pas non plus du gâteau.

 

Voici notre tournage réalisé durant cette journée.

 

Financement participatif

C’EST PARTI !!! Hop hop hop !

Il reste 54 jours pour récolter les 89% avant la date fatidique, alors à vos claviers ! 😉 Un grand MERCI à tous les contributeurs et aux futurs.

Qu’est ce que le financement participatif, autrement dit « crowd funding » ?

C’est donc comme une cagnotte virtuelle où quiconque peut venir y déposer sa donation. Nous avons utilisé le site Ulule pour la nôtre. Après avoir établi un budget, le porteur de projet se donne un objectif, celui d’atteindre une certaine somme d’argent en un certain nombre de jours. Si l’objectif n’est pas atteint à la fin de cette période, chaque donateur est remboursé automatiquement. En revanche si l’objectif est atteint voire dépassé, la cagnotte est reversée sur le compte de l’association porteuse du projet.

Pour participer c’est simple. La page présente en colonne de droite la liste des montants de soutien possible et des contreparties proposées en échange. Cliquez sur le montant de votre choix et vous serez alors invité à créer un compte Ulule et à entrer vos informations de paiement sur une page sécurisée.

De notre côté nous prenons la route en direction du sud de l’Inde. Les motos sont en parfaite santé. Nous sommes attendus le week-end prochain sur le festival Royal Enfield Rider Mania afin de partager notre expérience et notre projet sur leur forum.

Bonne semaine à tous et à très vite !

MERCI.

Mathieu & Sylvain

Delhi, au programme : Mécanique et administration

Nous voici de retour à New Delhi, ville excitante pour certains, infernale pour d’autres. Plus de 15 millions d’habitants, un trafic dense, une pollution énorme… Mais on arrive tout de même à sentir le curry à chaque coin de rue !

La ville s’apprête à fêter Diwali. C’est la fête des lumières, une des plus importantes pour les hindous. L’an passé nous étions à Jodhpur (Rajasthan) à cette période et ce que nous gardons de ce festival est beaucoup de lumière, énormément de feu d’artifice et un vacarme jusqu’au lendemain matin. Cette année, on n’ose même pas imaginer à Delhi. Actuellement logés chez Kanuprya (couchsurfing), nous allons faire la fête autour d’un bon repas, à la maison !

Mais avant de parler de fiesta, nous avons du pain sur la planche. Une bonne révision et préparation de nos deux motos, et de la paperasse administrative. Visas et Carnet de Passage en douane sont à étudier pendant que nous sommes dans la capitale.

En ce moment nous passons nos journées chez Joga Motors, les mécanos qui prennent soin de nos véhicules. Entre deux « chai » et quelques chapatis, on a les mains dans le cambouis.

 

At Joga Motors

Chez Joga Motors – photo by motorcycletales

 

Nous avons été accueillis par l’équipe de Vintage Rides à notre arrivée à Delhi, et merci à eux de nous avoir dirigé vers les bonnes personnes. Vintage Ride est une agence de voyage française qui organise des road trips en Royal Enfield en Inde, Sri Lanka, Népal, Mongolie… Une équipe composée d’accompagnateurs francophones, motards et baroudeurs expérimentés, qui partagent avec leurs voyageurs, leur passion pour le voyage moto, les terres et les peuples d’Asie.

Pour ceux qui sont intéressés, allez faire un tour sur le site !

A tout bientôt !

Sylvain & Mathieu

 

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