En octobre 2015, nous étions conviés au siège social de Royal Enfield à New-Delhi. Le responsable marketing était très intéressé par notre voyage musical sur la route de la Soie, et nous a promis qu’il allait motiver ses troupes afin de nous soutenir.

Il est donc revenu vers nous avec la bonne nouvelle ! Royal Enfield a décidé de sponsoriser matériellement l’association ! Ils nous équipent donc de la tête aux pieds, nous mettent à disposition un lot de pièces détachées et nous donnent un petit coup de pouce sur la promotion.

C’est l’occasion pour nous de faire un petit topo concernant La Bullet, et vous en dire un peu plus sur son histoire…

« Made like a gun »

L’histoire de la marque britannique débute avec des activités d’abord tournées vers l’armement. C’est d’ailleurs de là que Royal Enfield tient son slogan « made like a gun » qui signifie « conçue comme une arme ». Autre référence à ses premiers amours, le nom donné à son modèle emblématique, La Bullet, c’est-à-dire la balle.

Royal-Enfield-Made-Like-a-Gun

L’aventure des motos Royal Enfield débute à proprement parler aux environs de 1899 avec la conception de tricycles à moteur et plus précisément avec sa toute première bicyclette motorisée en 1901.

 

Une moto emblématique, « la Bullet » 

Au cours des années 20, Royal Enfield commence à produire ses propres moteurs. Un mono quatre temps de 350cm3 sort alors des chaînes de production de la marque en 1924 et sera suivi en 1927 d’un 500 mono. Ce sera la naissance de la lignée des Bullet qui feront leur apparition dès le début des années 30.

histoire-constructeur-royal-enfield-bullet_hdhistory2

 

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Royal Enfield fournit aux forces alliées près de 55 000 motos. C’est d’ailleurs pour l’armée que la marque va mettre au point une moto pliable pouvant être rangée dans un petit container pour ensuite être parachutée facilement. Elle sera baptisée la Flying Flea.

Le mythe s’effondre

Quelques temps plus tard, Royal Enfield donne naissance à la Meteor 700 en accouplant deux monocylindres de 350cm3. Elle deviendra la plus grosse cylindrée du marché britannique mais sera surtout connue pour ses fuites d’huile à cause desquelles elle sera surnommée « Royal Oifiled ».
Malgré quelques innovations notamment pour ce qui touche à l’aérodynamisme, la marque va connaître une période difficile en termes de ventes et sera entachée d’une image peu fiable.

histoire-constructeur-royal-enfield-interceptor_hdRoyal-Enfield-Factory-Assembly-3

En 1962, les mythiques Bullet sont abandonnées et dès 1968 Royal Enfield ne compte plus que la 750 Interceptor à sa gamme. La marque devra alors se rabattre sur les marchés militaires. En 1970 la production cesse au Royaume Uni, et c’est un industriel indien qui reprendra le flambeau. Les Bullet sont alors de retour et n’ont pas pris une ride bien qu’elles soient désormais produites à Madras en Inde. Elles sont désormais transmise de génération en génération, avec un vrai souci d’entretien et de customisation. Dans les années 2000, quelques nouveautés viennent les agrémenter sans pour autant les dénaturer. Les Bullet se voient ainsi parées d’une boîte de vitesses à sélecteur au pied gauche et d’une cinquième vitesse, tout en conservant leur démarrage au kick et un frein arrière à tambour.

Aujourd’hui encore, les Bullet ravivent les souvenirs des nostalgiques et viennent combler les amateurs de légendes. Depuis 2012, on peut trouver des Royal Enfield importés en France.